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Nautic 2017

Optimisme retrouvé

  • Publié le : 01/12/2017 - 17:57

Usine BénéteauPour Bénéteau (ici un atelier de montage du géant tricolore) comme pour tous les chantiers, la reprise a dopé les carnets de commande.Photo @ Nicolas Claris/Bénéteau

Le Nautic 2017 s’ouvre dans un climat d’optimisme retrouvé pour l’industrie nautique française. Les grands indicateurs sont repassés au vert. Principale préoccupation : la difficulté à recruter.
«Le salon nautique international de Paris ne pouvait pas s’ouvrir dans un meilleur environnement économique, a déclaré Yves Lyon-Caen, le président de la Fédération des industries nautiques (Fin), lors de la traditionnelle conférence de presse qui a lieu à la veille du Nautic, le vendredi 1er décembre.

Le marché français se réveille avec des ventes de bateaux neufs qui ont augmenté de 11 % en 2016-2017. Une croissance qu’il n’avait plus connue depuis bien longtemps. Surtout, le marché mondial est très bien orienté avec une croissance de 3 à 5 % des ventes en Amérique du Nord et en Europe. «La dynamique est favorable pour les deux principaux moteurs de l’industrie nautique», souligne Yves Lyon-Caen. Ce qui est essentiel pour les chantiers français qui exportent les trois quarts de sa production.

Des salons encourageants 

Les salons d’automne ont confirmé la tendance favorable enregistrée en 2016-2017. Aux États-Unis, ceux d’Annapolis et de Fort-Lauderdale ont été très satisfaisants en termes de ventes. Yves Lyon-Caen note cependant que le marché nord-américain reste «sensible à l’environnement psychologique». Pour une part, le maintien de la dynamique actuelle pourrait dépendre du succès de la réforme fiscale initiée par le président Trump. D’autre part, le niveau d’endettement des ménages incite à une certaine prudence.

Yves Lyon-CaenLe président de la FIN, Yves Lyon-Caen, ne boudait pas son plaisir en annonçant les chiffres encourageants de l'industrie nautique.Photo @ Olivier Méllenec/le marin

En Europe, le salon de Southampton au Royaume-Uni a été «excellent». Ce fut aussi le cas du salon de Gênes, qui a démontré le «renouveau réel du marché italien». En revanche, le salon de Barcelone a été affecté par la crise catalane. «Mais le marché espagnol reste bien orienté.» Quant aux deux salons d’Istanbul, ils ont témoigné que le contexte politique actuel en Turquie «n’encourage pas à l’investissement». Jusqu’ici, le marché turc se distinguait par un dynamisme exceptionnel.

Plus de 1 000 emplois à créer

Pour l’industrie nautique française, les principaux indicateurs sont donc repassés au vert. Principal bémol : les chantiers peinent parfois à recruter. «Il faut des bras pour produire, organiser et livrer, souligne Yves Lyon-Caen. Nous observons un marché du travail qui se tend et des difficultés de recrutement dans certaines qualifications.» Dans l’année qui vient, ce sont plus de 1 000 emplois que les chantiers français doivent créer s’ils veulent pouvoir répondre à la demande.

Cette année, 825 exposants sont présents porte de Versailles à Paris. Le Nautic s’étend sur 130 000 m2, avec une place accrue de 15 à 20 % pour les bateaux à moteur. Près de 1 000 embarcations sont exposées et 1 800 marques sont représentées.