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Tour Voile

40 ans et toutes ses dents

La 41e édition du Tour Voile, qui commence vendredi 6 juillet à Dunkerque, s’annonce particulièrement mordante au regard de l’appétit annoncé des concurrents. Pour l’édition 2018, les organisateurs ont en effet voulu un Tour plus court et plus incisif. La trentaine de Diam 24 One Design va s’affronter avec intensité pendant quinze jours le long des côtes françaises. Finis, notamment, les trois jours d’observation du prologue. Place d’entrée aux régates sur des «stades nautiques». Pas le temps de cogiter ; les skippers devront être prêts dès l’ouverture du Tour.
  • Publié le : 05/07/2018 - 17:01

41 ans et toutes ses dentsPas question de "rougir" pour Sophie de Turkheim et son équipage 100% féminin.Photo @ Bernard Le Bars

Qui pour succéder à Damien Seguin et Damien Lehl (Fondation FDJ – Des pieds et des mains) ? Du monde. Neuf nationalités seront représentées parmi lesquelles des coureurs de haut niveau comme Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), actuel détenteur du Trophée Jules Verne sur IDEC Sport, ou encore Valentin Bellet (Beijaflore) qui tentera de faire mieux qu’en 2017 (3e au classement général).

A noter la présence sur la ligne de départ de deux équipages 100 % féminins : Helvetia Purple by Normandy Elite Team, mené par Pauline Courtois, et La Boulangère, co-skippé par Mathilde Géron et Sophie de Turckheim. Cette dernière, évoquant la présence d’équipages exclusivement féminins, précise d’ailleurs : «C’est vrai que nous constituons un équipage 100 % féminin sur ce Tour Voile mais les mentalités changent. Nous allons régater contre des concurrents, pas contre des garçons.  L’idéal serait qu’un jour, comme sur des courses comme la Volvo Race, le sexe ne compte plus vraiment. Seules les compétences sont et seront de plus en plus prises en compte. Et dans ce domaine, franchement, nous n’avons pas à rougir».

Cette année, les organisateurs du Tour Voile ont raccourci le format. Les temps de repos sont diminués, les courses s’annoncent donc plus intenses. Dès Dunkerque, les équipages entameront une série de 7 sprints dans cinq autres ville-étapes (Dieppe, Barneville-Carteret, Baden, Gruissan et Yères) avant de rejoindre Nice, le 22 juillet. Volontairement placées au plus près du public, ces joutes nautiques mettront les navigateurs à rude épreuve. Chacun devra s’armer de précision, de vigilance et devra être fin stratège dès le début de la compétition.

Pour Pierre Le Clainche (Team Oman), la clef de la victoire sera dans l’anticipation des trajectoires: «Sur ces régates, et surtout sur les stades nautiques avec des parcours de 10 à 15 minutes, tout va se jouer sur la réduction maximum du nombre des manœuvres, nous a t-il expliqué. Le vainqueur sera très probablement celui qui aura réussi à naviguer le moins souvent possible moins vite que les autres. Les bascules météo, en revanche, ne devraient pas jouer sur ce type de parcours ; on est dans de la micro météo».

Après trois jours de stade nautique à Dunkerque, les coureurs batailleront lors du raid côtier à Dieppe le 9 juillet, au pied des falaises de la côte d’Albâtre. Puis Barneville-Carteret et Baden viendront clôturer cette partie de parcours. La flotte prendra ensuite la direction de la Méditerranée, avec des actes ventés en prévision : A Gruissan, le «pays du vent», puis Hyères-Les-Palmiers et enfin le trio des îles de Porquerolles, du Levant et de Port-Cros. La Super finale, dont les points comptent double, se jouera à Nice, dernier acte de ce Tour Voile en guise de feu d’artifice sur la promenade des Anglais.

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