Diaporama

Essai croisière

Cruiser 37 : la bonne surprise

Renouveler une gamme à moindre coût, sans réinvestir dans la conception de nouvelles carènes et la construction de nouveaux moules, c'est l'exercice auquel se livre Bavaria. Sur la coque du 36 pieds lancé trois ans plus tôt sur des plans du cabinet américain Farr, le chantier allemand lance un Cruiser 37 bénéficiant d'une esthétique extérieure plus fluide et plus consensuelle, mais aussi d'évolutions plus discrètes, par exemple dans une trame d'aménagements visant à encore mieux exploiter les volumes intérieurs, ou dans les détails d'un plan de cockpit. Petit tour du propriétaire en dix-huit photos, en complément de l'essai publié dans le numéro 512 de notre magazine.
  • Publié le : 13/09/2013 - 07:02
Lancer le diaporama en plein écran
points de tire

Points de tire

Les rails d'écoute de foc, rentrés et boulonnés sur le rouf, autorisent des angles de remontée au vent surprenants pour un pur croiseur, même si le meilleur compromis cap-vitesse se situe vraisemblablement un peu plus bas. Curieusement, le bordé bâbord arbore un hublot de coque en moins : en version deux cabines l'arrière abrite une soute, et l'option trois cabines ne s'agrémente malheureusement pas d'une ouverture supplémentaire. © F.A Frédéric Augendre

manoeuvres

Manœuvres

Bavaria n'a pas cédé à cette mode envahissante consistant à ramener toutes les manœuvres près des postes de barre. Les drisses, les bosses et les écoutes de grand-voile reviennent au piano, tandis que l'embraqueur règle la voile d'avant dans une position classique, à cheval sur l'hiloire et calé sur le rail de fargue. En standard, les winchs (ceux de spi sont en option) sont petits, une taille au-dessus ne sera pas de trop. © F.A Frédéric Augendre

petit triangle avant

Petit triangle avant

Cela saute davantage aux yeux lorsque le Cruiser 37 porte toute sa toile : la grand-voile est immense, comparée au foc gréé en 9/10e. Le chantier allemand se positionne là à rebours de la tendance actuelle qui voit reculer les mâts (moins de tangage, réglages de génois plus tolérants, plus d'aisance aux allures arrivées), préférant insister sur la facilité de manœuvre (virements moins physiques) et la tenue du foc dans la brise (on enroule plus tard et on réduit d'abord par la GV). © F.A Frédéric Augendre

double écoute

Double écoute

Pas de barre d'écoute pour la grand-voile, mais deux palans symétriques pris sur des pad-eyes de part et d'autre du rouf, et revenant sur les winchs de piano de chaque côté de la descente. Cela permet de border la bôme dans l'axe et de contrôler le vrillage, voire d'empanner en deux temps en limitant la course de la bôme. Mais cela reste une petite gymnastique de manipuler deux écoutes, plus un hale-bas de bôme. Le système reste éventuellement transformable en palan unique. © F.A Frédéric Augendre

cockpit

Cockpit

La descente est encadrée par deux mains courantes, et le cockpit est particulièrement protégé derrière de hautes hiloires. Le petit arceau sur la table protège le compas de route et sécurise les déplacements. L'implantation de deux postes de barre (contre une roue centrale sur le Cruiser 36) a conduit à avancer les cadènes de pataras. Les portes de coupée sont en option, tout comme la grand-voile sur enrouleur : en standard, le bateau porte une grand-voile classique à ris. © F.A Frédéric Augendre

pataras

Pataras

La patte d'oie du pataras présente une géométrie bien particulière, puisque la poulie a été remontée le plus haut possible, c'est-à-dire en tête de mât. Ce dispositif accompagne l'avancement des cadènes et contribue – pour ne pas gêner le barreur – à diminuer l'emprise des deux brins du pataras sur le cockpit. La tension dudit pataras est réglable (par un palan huit brins), détail pas si fréquent sur les croiseurs de ce segment de marché. © F.A Frédéric Augendre

riquiqui

Riquiqui

La baille à mouillage est réduite à son volume minimum et à ses usages essentiels : stocker la chaîne d'ancre et abriter le guindeau ; c'est pour mieux agrandir la cabine de propriétaire à l'avant. Mais il ne faudra surtout pas compter cet espace comme un lieu de rangement complémentaire aux coffres de cockpit, permettant par exemple en navigation de planquer les défenses. © F.A Frédéric Augendre

mahousse

Mahousse

La jupe basculante représente un sacré morceau. Elle a été conçue particulièrement épaisse, de façon à fermer le cockpit par un confortable banc transversal lorsqu'elle est en position haute. Son extérieur bombé s'intègre à l'esthétique générale de la carène, qu'il est permis de juger un peu mastoc. Un regret, l'échelle de bain est rapportée – et non intégrée à la jupe. La disposition immédiate d'une échelle est pourtant un vrai élément de sécurité. © F.A Frédéric Augendre

costaud

Costaud

Avec de telles charnières, la jupe ne devrait pas s'arracher de sitôt. Le système de parallélogramme déformable et de vérin caché dans l'épaisseur de la porte garantit par ailleurs une bascule en douceur. Nul besoin de palan, la jupe se relève en tirant simplement sur l'une des deux élingues et descend tout aussi souplement. © F.A Frédéric Augendre

delphinière

Delphinière

Bavaria abandonne le bout-dehors amovible, remplacé (en option) par un davier d'ancre intégrant sur sa partie supérieure une ferrure d'amure pour le spi asymétrique et une petite marche facilitant les débarquements par l'avant. En l'absence d'un authentique circuit de bosse d'amure revenant au cockpit, il faut hélas se débrouiller en ramenant le cordage sur un taquet d'étrave. L'échantillonnage de la ferrure méritera d'être validé par l'usage. © F.A Frédéric Augendre

cuisine et dépendances

Cuisine et dépendances

Face à un vaste compartiment toilettes, la cuisine en L offre des surfaces de travail intéressantes. Les mains courantes sont bien placées, à l'orée du carré et de part et d'autres de la descente (un peu raide, la descente, pour ne pas trop empiéter sur l'espace intérieur). La table à cartes, dos à la marche et dépourvue de rangements, est escamotable : comme d'autre chantiers, Bavaria anticipe un usage exclusif de la tablette numérique. Et cela peut se discuter. © F.A Frédéric Augendre

cabine arrière

Cabine arrière

Les cabines arrière disposent d'importants dégagements en tête de lit, avec 1,90 m de hauteur sous barrots et une petite banquette latérale : tout ce qu'il faut pour être à l'aise au moment d'enfiler pantalon et bottes. Le hublot de coque (à tribord seulement) apporte un surcroît de luminosité. Au fond de la couchette de grandes dimensions (2,02 m de long, 1,50 m de large aux épaules), la trappe d'accès à la timonerie. © F.A Frédéric Augendre

matrimoniale

Matrimoniale

C'est une classique couchette avant en triangle, mais pas n'importe laquelle non plus… Si on a encore des doutes, il suffit de sortir le mètre ruban : 2,03 m de long pour 2,10 m de large en tête de lit, 1,54 m au niveau du bassin et 0,70 m aux pieds. En prolongeant un peu le rouf par rapport au Cruiser 36 et en déplaçant légèrement le capot de pont, le chantier a par ailleurs gagné en hauteur sous barrots : 1,90 m dans l'entrée de la cabine, 1,15 m à la tête de lit. © F.A Frédéric Augendre

wc marin

WC marin

C'est bien vu, c'est marin, cette poignée à proximité de la cuvette des toilettes. On l'appréciera forcément à un moment ou un autre, en mer et à la gîte. © F.A Frédéric Augendre

deuxième accroche

Deuxième accroche

Un deuxième poignée est placée dans le cabinet de toilette, côté douche et lavabo. Non qu'on tienne forcément à se faire un shampoing en navigation, mais on est toujours heureux de pouvoir se tenir d'une main dans le bateau, si par exemple l'autre est occupée avec la brosse à dents. © F.A Frédéric Augendre

au doigt et à l'oeil

Au doigt et à l’œil

Lorsqu'un panneau des planchers est prévu pour être soulevé, Bavaria équipe l'orifice d'un insert métallique : c'est à la fois plus agréable à l'œil et au doigt qu'un bête trou dans le bois ; c'est aussi, très probablement, quelque chose qui vieillira mieux dans le temps. Les planchers sont doubles, les panneaux amovibles étant découpés dans la partie supérieure et venant en appui sur le contre-plaqué inférieur posé sur les varangues. Au total, meilleure tenue et moins de bruits parasites. © F.A Frédéric Augendre

cale moteur

Cale moteur

L'accès aux différents éléments du moteur est un modèle du genre, avec deux grandes ouvertures latérales donnant sur les cabines arrière. Dommage seulement que les panneaux qui les obturent ne soient pas ajustés un peu plus finement. © F.A Frédéric Augendre

gouvernes

Gouvernes

La tension des drosses se règle par deux vis sans fin, de part et d'autre du secteur de barre. Le vérin du pilote automatique est connecté juste en dessous à un deuxième secteur, indépendant du premier. Le système de gouvernes est fourni par le fabricant danois Jeffa. © F.A Frédéric Augendre

Photo 1/ 18
Vitesse
Lecture
Lancer le diaporama en plein écran