Actualité à la Hune

Feux à main, fusées et fumigènes

Tu percutes ?

Petit coup de stress sur la croisière, il va falloir que vous demandiez assistance et vous fassiez repérer par les secours. Sur le pont, le contenu de votre équipement hauturier de sécurité : feux à mains, fusées et fumigènes qui ne demandent qu'à être percutés... Y'a plus qu'à briller !

  • Publié le : 09/08/2009 - 08:00

Descente d'une fusée parachute La vitesse moyenne d'une fusée parachute à la descente est de 5 mètres par seconde. Photo © Gilles Martin-Raget Quand c'est cuit et qu'il faut appeler à l'aide, un vent de panique souffle parfois à bord... Alors, manier le matériel pyrotechnique de sécurité n'apparaît pas toujours évident... En réalité, leur mode d'emploi peut facilement se consulter en prévention et les pictogrammes se comprennent facilement... Plus difficile est d'anticiper le moment de percuter les fusées et d'amorcer les fumigènes.


Les fusées parachutes donnent l'alerte

Avec un temps de combustion inférieure à 40 secondes et une luminescence de moyenne portée, les fusées parachutes restent des signaux fugitifs. Mieux vaut les utiliser au moment et à l'endroit où elles auront des chances d'être aperçues par un bateau ou depuis la côte : tirées à 5 ou 10 minutes d'intervalle, elles confirmeront un message de détresse.


Attention aux dates de péremption de votre matériel de sécurité... Sachant que même périmé, il est possible qu'il fonctionne encore !


Percussion d'une fusée parachute Percutez votre fusée parachute sous le vent du bateau, lorsque vous vous trouvez à proximité d'un navire ou d'une côte. Photo © Gilles Martin-Raget Fusée parachute
Effet : étoile lumineuse rouge vif.
Durée : 40 secondes.
Intensité : supérieure à 30 000 candelas.
Visibilité : 50 kilomètres par bonne visibilité.
Utilisation : de jour comme de nuit pour appeler des secours dans une zone où elle a des chances d'être vue (proximité des côtes, autres bateaux dans la zone). Tirer deux engins à 5 ou 10 minutes d'intervalle et déclencher un feu à main dans les 5 ou 10 minutes suivantes.
Précautions : tenir l'engin éloigné de soi, à deux mains, se méfier du recul à la mise à feu et tirer de préférence depuis sous le vent, à la verticale ou légèrement contre le vent.




Les feux à main localisent
Une fois que l'alerte a été donnée et que les moyens de secours sont à proximité, c'est le moment de se tenir prêt à décapsuler les feux à mains.
Très souvent, ce sont les avions et les hélicoptères de recherche, ainsi que les bateaux de secours qui réclament leur mise à feu - quand la connexion radio est maintenue - pour faciliter leur approche.


Feux à mains : à utiliser avec précaution Tenez votre feu à main à bout de bras au-dessus de l'eau et évitez de trop regarder sa flamme. Photo © Gilles Martin-Raget Feu à main

Effet : flamme rouge vif tenue à la main
Durée : 60 secondes.
Intensité lumineuse : supérieure à 15 000 candelas.
Visibilité : aperçu depuis un avion à 45 kilomètres.
Utilisation : de préférence pour localiser sa position lorsque les secours, déjà alertés, sont en phase d'approche.
Précautions : tenir l'engin éloigné de soi et au-dessus de l'eau, utiliser un gant pour éviter les brûlures et ne pas regarder trop longtemps la flamme. En fin de combustion, ne pas le lancer mais le laisser tomber dans l'eau en ouvrant la main. Se méfier de celles qui ne fonctionnent pas du premier coup.




Fumée orange pour fumigène Une fois décapsulé, le fumigène dégage une fumée orange pendant trois minutes. Celle-ci constitue ensuite une traînée dans le vent, au niveau de l'eau, qui se matérialise plus longuement. Photo © François-Xavier Ricardou Les fumigènes sèment des indices
Excepté par très beau temps, les fumigènes ne montent pas en l'air et signalent difficilement un bateau en détresse.
Ils permettent par contre de le localiser, surtout si les recherches se font par voie aérienne.
L'avantage des fumigènes est que s'ils ne fument que quelques minutes, les trainées demeurent plus longtemps, semant des indices dans le vent !


Fumigène flottant
Effet : émission d'une fumée rouge orangé.
Durée : 3 minutes.
Intensité : aucune.
Visibilité : 10 kilomètres par temps clair et vent faible.
Utilisation : pour localiser sa position lorsque les secours sont en phase de recherche. Utile lorsqu'un avion survole la zone.
Précautions : au moment de la mise à feu, tenir l'engin éloigné de soi et ne pas s'étonner des quelques secondes de retard constatées à l'allumage. Dès que la petite fumée noire apparaît, lancer l'engin à l'eau, sous le vent du bateau.

Feux à main, fusées à parachute et/ou fumigènes flottants ?

Selon la réglementation en vigueur depuis le 15 avril 2008, pour une navigation <basique>, jusqu'à 2 milles d'un abri, aucun n'est obligatoire...
En navigation <côtière>, dans la limite des 6 milles d'un abri, 3 feux rouges automatiques à main sont exigés par la division 240 applicable aux navires de plaisance.
En navigation <hauturière>, au-delà de 6 milles d'un abri, 3 fusées à parachute et 2 fumigènes flottants sont à ajoutés aux feux à main, à moins qu'une radio VHF/ASN interfacée à un GPS soit à bord.

Mais bien évidemment, on n'est jamais trop prudent et reste libre d'en embarquer davantage que ce que n'exige la réglementation !



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Pour s'exercer en "conditions réelles", les journées Sécurimar sont régulièrement organisées et les stages de sécurité se multiplient à l'initiative de Plastimo associé au CEPS, de MACIF, de l'ISAF à destination des régatiers, etc...

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Téléchargez les fiches pratiques sur la sécurité en mer et sa réglementation éditées par le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer ici.